Coq au Vin Rouge à l’Ancienne

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Qui n’a jamais ressenti ce vertige face à l’organisation d’un dîner, cherchant l’équilibre parfait entre tradition et convivialité ? Le stress lié au choix du menu disparait instantanément lorsqu’on opte pour une pièce maîtresse, un pilier de notre héritage gastronomique capable de rassembler toutes les générations autour d’une table chaleureuse. Cette recette, conçue pour être réalisée sans effort excessif, transforme chaque cuisine en un véritable bistrot de quartier où les effluves de vin rouge et d’herbes aromatiques viennent titiller les sens dès le matin.

Adopter cette technique, c’est s’offrir la sérénité d’un repas préparé en amont, qui gagne en complexité aromatique à chaque heure de repos passée au frais. En choisissant des Ingrédients bio pour sublimer votre base, vous transformez un simple acte de cuisine en une déclaration d’amour pour la gastronomie française authentique. Laissez le temps faire son œuvre, car le mijotage lent est le véritable secret pour obtenir une chair tendre qui se détache sans effort sous la pression d’une fourchette en argent.

Il est temps de redécouvrir le plaisir de cuisiner pour ceux que l’on aime, sans pour autant sacrifier vos après-midis à des préparations interminables. Cette méthode garantit une Qualité gastronomique professionnelle tout en restant accessible au cuisinier amateur comme au cordon bleu aguerri. Préparez vos ustensiles, ajustez votre tablier et plongez au cœur d’une expérience culinaire intemporelle qui fera de votre table le point de ralliement indispensable de la semaine.

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coq au vin recette traditionnelle

L’Histoire et la Tradition de coq au vin recette traditionnelle

Le coq au vin occupe une place quasi mystique dans le répertoire culinaire français, ancré profondément dans le terroir rural. À l’origine, ce plat était le fruit d’une nécessité pragmatique : celle d’apprêter un vieux coq, dont la chair fibreuse et coriace nécessitait une cuisson patiente au sein d’un liquide acide comme le vin rouge, capable d’attendrir les tissus musculaires les plus résistants par une macération prolongée.

D’aucuns aiment à raconter que les origines de cette recette remontent à l’époque gauloise, bien que la première mention littéraire formelle n’apparaisse qu’au début du vingtième siècle. C’est à cette période que les grands chefs de la gastronomie française ont codifié la préparation, élevant le plat au rang d’emblème national, au même titre que le bœuf bourguignon ou la blanquette de veau. Il représente aujourd’hui la quintessence du savoir-faire ménager, magnifiant des produits rustiques pour les transformer en une expérience raffinée.

L’évolution moderne de ce plat a vu l’intégration de techniques de précision, tout en préservant l’âme paysanne qui fait son succès. En choisissant des Produits du terroir, le cuisinier contemporain rend hommage aux siècles passés tout en bénéficiant de la traçabilité et de la fraîcheur exceptionnelles des filières courtes. C’est cette connexion historique qui confère au coq au vin son aura indémodable, faisant de lui le témoin privilégié des grands banquets comme des repas dominicaux les plus simples.

Dans l’imaginaire collectif, cuisiner un coq au vin est une forme d’initiation culinaire. Cela symbolise la maîtrise du feu et du temps, une leçon de patience qui récompense le cuisinier par une sauce à la profondeur inouïe, sombre et brillante comme un vernis ancien. Transmis de génération en génération, ce plat reste un pilier de la transmission culinaire, un héritage immatériel que l’on protège et que l’on adapte avec passion.

Pourquoi vous allez adorer ce coq au vin recette traditionnelle

  • Une profondeur aromatique exceptionnelle : la marinade prolongée permet au vin rouge de pénétrer les fibres de la viande, garantissant une tendreté incomparable dès la première bouchée.
  • Une convivialité inégalée : ce plat mijoté constitue le Dîner familial parfait, encourageant les discussions prolongées autour d’une table généreuse où chacun se sert à sa guise.
  • Une flexibilité nutritionnelle : en ajustant la portion de garniture et en sélectionnant des volailles fermières, vous pouvez créer une Alternative saine et riche en protéines de haute valeur biologique.
  • Un gain de temps stratégique : en cuisinant ce plat 24 heures à l’avance, la Préparation rapide lors du soir même se limite à un simple réchauffage, idéal pour les emplois du temps chargés.
  • Un respect du développement durable : l’utilisation de volailles issues d’une Origine durable favorise le bien-être animal et soutient les petits éleveurs locaux qui privilégient les modes d’élevage traditionnels.
  • Une sauce onctueuse de caractère : la technique du beurre manié et la réduction du vin créent une texture veloutée qui enrobe parfaitement les légumes et la viande sans lourdeur excessive.
  • Un plat économique et astucieux : en utilisant des morceaux de viande abordables mais savoureux, ce plat demeure une option de Qualité gastronomique accessible à tous les budgets sans compromis sur le prestige.

Le Secret d’une Texture et de Saveurs Parfaites

La science du coq au vin repose sur une synergie complexe entre l’acidité des tanins du vin et la décomposition enzymatique des tissus conjonctifs de la volaille. Lors du mijotage, le collagène se transforme lentement en gélatine, ce qui donne à la sauce cette texture soyeuse caractéristique qui tapisse le palais avec élégance. Cette transformation ne peut être précipitée, car elle nécessite une chaleur constante et maîtrisée, évitant ainsi le durcissement prématuré des protéines.

L’étape cruciale de la marinade n’est pas qu’une simple question de goût, c’est une véritable imprégnation moléculaire. Les épices, le laurier et le thym libèrent leurs huiles essentielles qui, sous l’action de l’alcool du vin, migrent vers le cœur de la chair. C’est ce processus qui permet d’obtenir un résultat homogène où chaque morceau de viande est imprégné de la même intensité de saveurs boisées et fruitées.

Le flambage au cognac ajoute une dimension pyrolytique indispensable, brûlant les sucres résiduels pour apporter des notes fumées et caramélisées qui équilibrent l’amertume du vin rouge. Cette réaction chimique, connue sous le nom de réaction de Maillard, survient également lors de la saisie initiale des morceaux dans la matière grasse. Ces notes grillées constituent la fondation aromatique sur laquelle repose toute la complexité de votre sauce finale.

Enfin, le liage de la sauce est le moment où la technique rencontre l’art. L’intégration du beurre manié doit se faire hors ébullition vive pour éviter la séparation des graisses, créant ainsi une émulsion stable et brillante. Ce n’est qu’en respectant ces impératifs techniques que la sauce passe du stade de simple bouillon à celui de velouté nappant, le véritable marqueur d’un plat exécuté selon les règles de l’art français.

Les Meilleurs Ingrédients pour un Résultat Gastronomique

Pour atteindre une Qualité gastronomique, le choix de la volaille est primordial. Privilégiez un coq ou une poule fermière élevée en plein air, dont l’alimentation naturelle et l’activité physique garantissent une densité musculaire supérieure. Cette fermeté est la garantie que la viande ne s’effritera pas sous l’effet d’une longue cuisson, conservant ainsi sa mâche caractéristique qui définit le véritable coq au vin.

Le vin rouge doit être choisi avec la même rigueur que si vous deviez le déguster à table. Un vin trop tannique ou de médiocre qualité ruinera l’équilibre final, apportant une acidité agressive difficile à corriger par la suite. Optez pour un vin de Bourgogne ou un vin de terroir robuste, dont la structure tannique supportera la cuisson tout en offrant des notes de fruits rouges nécessaires pour sublimer les lardons.

Les légumes, et notamment les oignons grelots et les champignons, doivent être d’une fraîcheur absolue. Les champignons de Paris, s’ils sont fermes et exempts de traces d’humidité, offriront cette note terreuse et boisée qui contraste merveilleusement avec la richesse de la sauce au vin. N’hésitez pas à vous fournir sur le marché de producteurs locaux pour sélectionner des variétés de saison, gorgées de nutriments et de saveurs authentiques.

Les matières grasses, beurre et huile, jouent également un rôle crucial dans le développement des arômes. Utilisez un beurre de baratte demi-sel pour la caramélisation des lardons, car il apporte une profondeur supplémentaire que le beurre doux ne possède pas. Chaque ingrédient doit être traité comme un élément essentiel, car dans cette recette, la simplicité apparente cache une exigence absolue envers la nature des produits choisis.

Alternatives d’Ingrédients et Adaptations Diététiques

Pour ceux qui recherchent une version plus légère ou Faible en calories, il est tout à fait possible de remplacer les lardons de porc par des allumettes de dinde fumée ou même par des morceaux de champignons séchés réhydratés, apportant une touche umami sans excès de lipides. Cette modification permet de conserver la profondeur de la sauce tout en allégeant considérablement le bilan calorique global du plat, idéal pour les dîners légers de semaine.

Pour une version sans gluten, le remplacement de la farine de blé dans le beurre manié par de la fécule de maïs ou de la farine de riz donne d’excellents résultats. La texture finale demeure tout aussi nappante et brillante, sans compromettre la saveur ou l’aspect visuel du plat. Veillez simplement à bien délayer la fécule dans un peu de liquide froid avant de l’incorporer pour éviter la formation de grumeaux indésirables.

Les personnes suivant un régime pauvre en glucides (Low-Carb) peuvent aisément supprimer les oignons grelots, qui contiennent une part de sucre naturel plus élevée, et les remplacer par des cubes de céleri-rave ou de panais pour une texture similaire. Ces légumes racines apportent une note terreuse qui se marie à merveille avec le vin rouge, tout en maintenant l’indice glycémique du repas à un niveau bas, compatible avec une alimentation cétogène.

Pour une adaptation vegan, le remplacement de la volaille par des morceaux de tempeh ferme ou de grandes pleurotes confites permet de créer un plat bluffant. Bien que la texture diffère de la viande traditionnelle, l’utilisation d’une marinade identique et d’un vin rouge puissant garantit que le profil aromatique reste fidèle à l’original. Il est crucial d’ajuster le temps de cuisson, le végétal demandant souvent moins de patience que la viande de coq.

Si vous manquez d’une herbe aromatique spécifique, ne paniquez pas : le bouquet garni est une suggestion modulable. Vous pouvez substituer le thym par du romarin pour une note plus résineuse, ou le laurier par quelques feuilles de sauge pour un profil plus herbacé et poivré. L’essentiel réside dans la présence d’une structure aromatique cohérente qui lie les éléments entre eux par le biais de l’infusion lente.

Accompagnements Parfaits & Accords Mets-Vins

  • Pommes de terre vapeur fondantes : elles absorbent la sauce au vin comme aucune autre garniture, offrant une neutralité qui sublime la puissance du plat principal.
  • Pâtes fraîches artisanales : des tagliatelles aux œufs, tout juste beurrées, apportent une texture soyeuse qui complète idéalement l’onctuosité de la sauce.
  • Pain de campagne au levain : une miche rustique dont la croûte épaisse est indispensable pour saucer le fond de l’assiette, un geste de gourmandise incontournable.
  • Carottes glacées au miel : leur légère sucrosité contrebalance l’acidité tannique du vin, créant un contraste visuel et gustatif des plus appréciables.
  • Salade de mâche aux noix : une touche de fraîcheur et de croquant est nécessaire pour nettoyer le palais entre deux bouchées riches et intenses.
  • Accord Mets-Vins : un vin rouge de Bourgogne, comme un Gevrey-Chambertin, dont les tanins fondus et les arômes de sous-bois épousent parfaitement la complexité du coq mijoté.

Conservation, Congélation et Réchauffage Idéal

  • Réfrigérateur : placez le coq au vin dans un récipient hermétique en verre. Il se conserve parfaitement jusqu’à trois jours, le repos permettant aux saveurs de se bonifier.
  • Congélateur : utilisez des sachets de congélation ou des boîtes adaptées. Il peut être conservé deux mois sans perte notable de saveur, idéal pour prévoir des repas rapides.
  • Décongélation : privilégiez une décongélation lente au réfrigérateur pendant 24 heures avant le réchauffage pour maintenir l’intégrité des fibres de la viande.
  • Réchauffage : procédez toujours à feu très doux, idéalement à couvert, en ajoutant une infime quantité d’eau ou de bouillon si la sauce semble trop réduire, afin de préserver son onctuosité.

Valeurs Nutritionnelles et Temps de Préparation

Valeurs nutritionnelles approximatives par portion : Calories : 450 kcal, Protéines : 35g, Lipides : 22g, Glucides : 12g.

Temps de préparation 30 minutes
Temps de cuisson 2 heures
Temps total 2 heures 30 minutes (hors marinade)
Niveau de difficulté Moyen
Portions 6 personnes

Ingrédients

coq au vin recette traditionnelle

Pour la viande et la marinade

  • 1 coq (ou 2,5 kg de poulet fermier de haute qualité) coupé en morceaux pour une cuisson uniforme
  • 1 litre de vin rouge choisissez un vin de caractère, sec et robuste
  • 1 bouquet garni composé de thym, laurier et persil frais
  • 2 gousses d’ail écrasées pour libérer leurs huiles essentielles
  • Poivre concassé et sel de mer à ajuster selon votre préférence

Pour la garniture et la sauce

  • 200 g de lardons fumés blanchis au préalable pour enlever l’excès de sel
  • 24 petits oignons grelots soigneusement pelés
  • 200 g de champignons de Paris émincés finement
  • 80 g de beurre de baratte pour le liage et la dorure
  • 1 verre de cognac de qualité gastronomique pour le flambage
  • 1 cuillère à soupe de farine pour réaliser le beurre manié
  • 1 cl de sang de volaille facultatif, pour une couleur sombre et une texture riche
  • 1 cuillère à soupe d’huile de pépins de raisin pour la saisie initiale

Guide Étape par Étape vers la Perfection

Étape 1 : Le rituel de la marinade

La préparation commence par une immersion totale des morceaux de coq dans le vin rouge, rehaussés par le bouquet garni, l’ail et le poivre concassé. Cette étape, bien que passive, est cruciale pour que les tanins commencent leur travail d’assouplissement des fibres. Laissez reposer cette préparation pendant 12 heures au réfrigérateur, le temps nécessaire pour que la couleur pourpre envahisse chaque parcelle de la viande.

À la sortie du froid, la viande aura pris une teinte sombre et profonde, signe que la marinade a pénétré en profondeur. Égouttez soigneusement les morceaux en conservant précieusement le vin, qui servira de base à votre sauce. Cette patience initiale est la condition sine qua non d’une réussite éclatante qui impressionnera vos convives.

Le parfum qui s’échappe au moment du déballage de la viande est une promesse de saveurs intenses. Veillez à éponger légèrement les morceaux avec du papier absorbant avant de passer à la saisie, afin d’obtenir une réaction de Maillard optimale lors du passage à la poêle.

Étape 2 : Préparation de la garniture aromatique

Pelez les oignons grelots avec précision, en conservant leur forme intacte pour une présentation soignée. Faites blanchir les lardons dans de l’eau bouillante pendant deux minutes, puis égouttez-les et séchez-les, ce qui permet d’éliminer l’excès de sel et de rendre leur texture plus croustillante lors de la cuisson ultérieure.

Dans votre cocotte en fonte, faites fondre quarante grammes de beurre avec un filet d’huile, puis faites revenir les lardons et les oignons jusqu’à ce qu’ils atteignent une coloration dorée uniforme. Cette étape développe les notes fumées qui serviront de contrepoint à la richesse du vin. Réservez cette garniture, qui retrouvera sa place dans la cocotte au moment final du mijotage.

Utilisez cette même base grasse, chargée des sucs des lardons, pour préparer la suite de votre recette. La conservation des sucs de cuisson dans la cocotte est un impératif technique pour construire la structure gustative de votre plat. Chaque micro-action dans cette cocotte participe à l’édification d’une sauce complexe et équilibrée.

Étape 3 : Saisir la viande pour sceller les saveurs

Dans la même cocotte, disposez les morceaux de coq en évitant de les chevaucher. La saisie doit se faire à feu vif, afin que chaque côté de la volaille acquière une croûte caramélisée, véritable rempart qui empêchera la perte des jus internes durant le mijotage prolongé. Une fois bien colorés, retirez les morceaux et réservez-les avec la garniture.

Jetez l’excédent de gras de cuisson tout en conservant les sucs accrochés au fond de la fonte. C’est dans ces sucs que réside toute la puissance du plat ; ils seront déglacés lors de l’ajout de la marinade. Remettez l’ensemble de la viande et de la garniture dans la cocotte, en disposant harmonieusement pour permettre une circulation optimale des saveurs.

Cette étape demande une attention constante, car le passage de la couleur dorée au brûlé est rapide. Surveillez attentivement la réaction de la peau, qui doit présenter une texture ferme et une couleur brun profond, signe que les protéines sont parfaitement saisies.

Étape 4 : Flamber et mijoter pour la profondeur

Versez le verre de cognac préalablement chauffé sur la viande, puis flambez avec précaution en inclinant légèrement la cocotte. Les flammes vont instantanément transformer l’alcool en notes caramélisées, apportant une complexité aromatique impossible à obtenir autrement. Laissez les flammes s’éteindre naturellement avant d’ajouter le vin rouge de la marinade.

Portez le tout à ébullition, puis ajoutez le bouquet garni et l’ail. Réduisez immédiatement le feu au minimum, couvrez la cocotte hermétiquement, et laissez mijoter doucement pendant une heure entière. Le mijotage à couvert assure que les arômes restent piégés à l’intérieur, imprégnant chaque fibre de la volaille par l’action constante de la vapeur chargée de vin.

Le parfum qui émane de votre cuisine durant cette heure est le reflet fidèle de la qualité de votre travail. La sauce doit réduire progressivement, se concentrant et devenant plus sombre, tandis que la viande devient de plus en plus tendre. C’est une étape de transformation lente où le temps devient votre meilleur allié.

Étape 5 : Cuire les champignons

Pendant que le coq mijote paisiblement, nettoyez et émincez vos champignons de Paris. Dans une poêle séparée, faites-les revenir dans vingt grammes de beurre jusqu’à ce qu’ils rejettent leur eau de végétation et commencent à dorer. Cette étape de pré-cuisson évite de détremper la sauce principale avec l’eau des champignons.

Incorporez les champignons dorés à la cocotte après la première heure de cuisson de la viande. Poursuivez le mijotage ensemble pendant vingt minutes supplémentaires, ce qui permettra aux champignons d’absorber une partie de la sauce au vin tout en libérant leur propre essence boisée au sein du plat.

La texture finale des champignons doit être fondante tout en conservant une légère mâche, un équilibre qui ravira vos papilles. Cette intégration tardive est le garant d’un résultat visuel parfait, les champignons conservant leur forme et leur couleur sans se déliter totalement.

Étape 6 : Lier la sauce

Préparez votre beurre manié en mélangeant à la fourchette la farine et le reste du beurre jusqu’à obtenir une pâte homogène. Délayez cette préparation avec une petite louche de la sauce chaude extraite de la cocotte, puis réincorporez le tout en mélangeant délicatement. Laissez épaissir pendant cinq minutes, jusqu’à ce que la sauce devienne onctueuse et brillante.

Si vous avez décidé d’utiliser du sang, c’est le moment précis de l’incorporer, hors du feu ou à chaleur très réduite, pour lier la sauce et lui donner cette teinte sombre inimitable. Rectifiez l’assaisonnement en sel et en poivre selon votre goût personnel, en gardant à l’esprit que la réduction du vin a déjà concentré les saveurs salines.

Une fois la liaison effectuée, la sauce doit napper le dos d’une cuillère, signe distinctif de sa réussite technique. C’est la touche finale qui transforme votre mijoté en une pièce de haute gastronomie, prête à être servie avec fierté.

Dépannage : Que faire si quelque chose tourne mal ?

Si votre sauce semble trop salée, ne tentez pas de la diluer simplement avec de l’eau, ce qui affadirait les saveurs. Ajoutez plutôt quelques cubes de pomme de terre crue qui absorberont naturellement l’excès de sel durant les dix dernières minutes de mijotage, avant de les retirer. Une petite pointe de miel peut également équilibrer l’amertume si le vin rouge utilisé était trop tannique.

Si la sauce paraît trop liquide, ne vous précipitez pas pour ajouter de la farine, ce qui pourrait créer des grumeaux peu esthétiques. Retirez les morceaux de viande et la garniture, puis faites réduire la sauce à feu vif pendant quelques minutes jusqu’à l’obtention de la consistance voulue. Une sauce réduite est toujours plus goûteuse qu’une sauce artificiellement épaissie.

Dans le cas où la viande semblerait encore ferme après le temps de cuisson prescrit, ne paniquez pas : cela arrive souvent avec les volailles fermières qui possèdent une structure musculaire plus dense. Prolongez la cuisson de vingt minutes, en vérifiant régulièrement l’hydratation du plat. La patience est la clé de voûte de cette recette, et chaque minute supplémentaire contribue à la tendreté finale.

Pour un résultat terne ou peu brillant, la faute repose souvent sur une mauvaise émulsion du beurre manié. Assurez-vous d’ajouter le beurre en fin de cuisson, sans faire bouillir à gros bouillons. Un dernier filet de beurre frais ajouté hors du feu, juste avant de servir, redonnera instantanément ce brillant miroir que recherchent tous les chefs de cuisine.

Foire Aux Questions (FAQ) sur coq au vin recette traditionnelle

Est-il impératif d’utiliser un coq ou puis-je utiliser un poulet standard ?

Traditionnellement, le coq apporte une saveur plus typée et une chair qui supporte mieux la longue cuisson, mais un poulet fermier de haute qualité constitue une excellente alternative. Si vous utilisez un poulet standard, réduisez légèrement le temps de mijotage afin d’éviter que la chair ne devienne trop fibreuse, tout en conservant la technique de la marinade pour garantir l’imprégnation aromatique.

Quelle est la meilleure variété de vin pour cette recette ?

Le choix du vin définit l’âme du plat. Un vin de Bourgogne, tel qu’un Pinot Noir, est le choix classique pour sa finesse et ses notes de fruits rouges. Si vous préférez une sauce plus robuste et corsée, tournez-vous vers un vin de la vallée du Rhône, qui apportera des notes plus épicées et une structure tannique plus affirmée.

Le sang est-il un ingrédient indispensable ?

Le sang n’est pas indispensable, bien qu’il soit l’ingrédient traditionnel pour lier et colorer la sauce. Il apporte une richesse et une profondeur de couleur uniques. Si vous ne pouvez pas vous en procurer, le beurre manié suffit largement à obtenir une consistance parfaite, et l’utilisation d’un vin de qualité garantira une couleur sombre très satisfaisante.

Puis-je préparer le coq au vin entièrement la veille ?

C’est même une recommandation de chef ! Le coq au vin fait partie de ces plats qui se bonifient avec le temps. Les saveurs ont ainsi tout le loisir de se marier, et les fibres de la viande continuent de s’attendrir dans la sauce. Réchauffez-le simplement à feu très doux, en évitant l’ébullition, pour retrouver une texture et un goût optimaux.

Quelles alternatives pour le cognac si je n’en ai pas ?

Si vous n’avez pas de cognac, un autre brandy ou une eau-de-vie de fruits neutre conviendra parfaitement pour le flambage. Si vous souhaitez éviter totalement l’alcool fort, vous pouvez omettre cette étape, bien que cela prive le plat d’une dimension fumée intéressante. Dans ce cas, compensez par une réduction un peu plus poussée de la sauce au vin pour intensifier les saveurs.

Coq au Vin Traditionnel

Coq au Vin Traditionnel
5.0 from 1 reviews

Un plat emblématique de la cuisine française, ce coq au vin rouge traditionnel est mijoté lentement avec des lardons, des champignons de Paris et des oignons grelots pour une sauce riche et savoureuse. Parfait pour les repas conviviaux et les fêtes.

  • Author: Sophie Bourseiller
  • Prep Time: 20 minutes (plus 12 heures de marinade)
  • Cook Time: 1 heure 20 minutes
  • Total Time: 1 heure 40 minutes (hors marinade)
  • Yield: 6-8 personnes 1x
Coq au Vin Traditionnel
Ingredients
Scale
  • 1 coq (ou 2,5 kg de poulet fermier)
  • 24 petits oignons
  • 2 gousses d’ail
  • 200 g de lardons
  • 1 cuil. à soupe d’huile
  • 80 g de beurre
  • 1 verre de cognac
  • 1 litre de vin rouge
  • 1 bouquet garni
  • 200 g de champignons de Paris
  • 1 cuil. à soupe de farine
  • 1 cl de sang (facultatif)
  • Sel, poivre
Instructions
  1. 1Mariner le coq : Coupez le coq en morceaux. Préparez une marinade avec le vin rouge, l’huile, le poivre concassé, le persil, le laurier, le thym et l’ail. Laissez mariner les morceaux de viande pendant 12 heures au réfrigérateur.
  2. 2Préparer la garniture : Pelez les oignons et écrasez les gousses d’ail. Faites blanchir les lardons dans de l’eau bouillante 2 minutes, puis égouttez-les. Dans une cocotte, faites fondre 40 g de beurre avec l’huile, puis faites-y dorer les lardons et les oignons. Réservez.
  3. 3Saisir la viande : Dans la même cocotte, faites dorer les morceaux de coq. Une fois colorés, réservez-les et jetez le gras de cuisson. Remettez tous les ingrédients dans la cocotte.
  4. 4Flamber et mijoter : Versez le cognac chauffé, flambez, puis ajoutez la marinade, le bouquet garni et l’ail. Portez à ébullition, couvrez et laissez mijoter à feu doux pendant 1 heure.
  5. 5Cuire les champignons : Nettoyez et émincez les champignons. Faites-les revenir dans 20 g de beurre et incorporez-les dans la cocotte. Poursuivez la cuisson encore 20 minutes.
  6. 6Lier la sauce : Mélangez la farine avec le reste du beurre pour former un beurre manié. Délayez avec un peu de sauce chaude, puis ajoutez à la cocotte tout en remuant. Faites épaissir 5 minutes. Ajoutez le sang si utilisé, rectifiez l’assaisonnement.
Notes
Peut-on préparer ce plat à l’avance ? Oui, il est même meilleur réchauffé le lendemain. Le sang est-il obligatoire ? Non, il est facultatif. Il sert à lier la sauce et lui apporter une belle couleur foncée. Servi avec des pommes de terre vapeur, des pâtes fraîches, ou du pain de campagne.
Nutrition
Category: Plat principal Method: Mijotage Cuisine: Française Diet: Non spécifié
Serving Size: 1 portion Calories: 0kcal Sugar: 0g Sodium: 0mg Fat: 0g Saturated Fat: 0g Carbohydrates: 0g Fiber: 0g Protein: 0g Cholesterol: 0mg

Keywords: coq au vin, cuisine française, plat mijoté, traditionnel, poulet, repas de fête, hiver

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